SGOC 2009_Antibiothérapie et rupture prématurée des membranes préterme | Gynerisq

SGOC 2009_Antibiothérapie et rupture prématurée des membranes préterme

Recommandations publiées en 2009 par la Société des GO Canadiens, sur l'antibiothérapie en cas de rupture prématurée des membranes

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Version 01 Sep 2009 - 142 Ko
  1. À la suite d’une RPMb à 32SA, des antibiotiques devraient être administrés aux femmes qui ne sont pas en travail afin de prolonger la grossesse et d’atténuer la morbidité maternelle et néonatale. (I-A)
  2. Le recours aux antibiotiques devrait être fonction de l’âge gestationnel. Les résultats en soutenant les avantages sont plus concluants en ce qui concerne les âges gestationnels moins avancés (< 32SA). (I-A)
  3. En ce qui concerne les femmes qui ont une RPMP à > 32SA, l’administration d’antibiotiques visant la prolongation de la grossesse est recommandée lorsque la maturité pulmonaire fœtale ne peut être prouvée et/ou lorsque l’accouchement n’est pas planifié. (I-A)
  4. Les schémas posologiques d’antibiotiques peuvent comprendre une phase parentérale initiale suivie d’une phase orale ou n’être constitués que d’une phase orale. (I-A)
  5. Les antibiotiques à privilégier sont les pénicillines ou les antibiotiques macrolides (érythromycine) sous forme parentérale et/ou orale. (I-A) Chez les patientes allergiques à la pénicilline, les antibiotiques macrolides devraient être utilisés seuls. (III-B)
  6. Les deux schémas posologiques suivants peuvent être utilisés (ils ont tous deux été utilisés par les plus importants essais comparatifs randomisés s’étant penchés sur la RPMP qui ont indiqué une baisse de la morbidité maternelle et néonatale) : (1) ampicilline, à raison de 2 g IV toutes les 6 heures, et érythromycine, à raison de 250 mg IV toutes les 6 heures, pendant 48 heures, le tout étant suivi d’amoxicilline, à raison de 250 mg par voie orale toutes les 8 heures, et d’érythromycine, à raison de 333 mg par voie orale toutes les 8 heures, pendant 5 jours (I-A); (2) érythromycine, à raison de 250 mg par voie orale toutes les 6 heures, pendant 10 jours (I-A)
  7. L’amoxicilline/acide clavulanique ne devrait pas être utilisée en raison du risque accru d’entérocolite nécrosante que courent les nouveau-nés exposés à cet antibiotique. L’amoxicilline utilisée sans acide clavulanique est sûre. (I-A)
  8. Les femmes qui connaissent une RPMP devraient faire l’objet d’un dépistage visant les infections des voies urinaires, les infections transmissibles sexuellement et le statut de porteuse de streptocoques du groupe B, et elles devraient être traitées au moyen d’antibiotiques appropriés lorsque ce dépistage donne des résultats positifs. (II-2B)
Nom du fichier : 2009-Antibiothérapie-et-rupture-préma-des-membranes.pdf