2016 ASRM_Prevention and treatment of moderate and severe ovarian hyperstimulation syndrome : a guideline/Prévention et prise en charge du syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) | Gynerisq

2016 ASRM_Prevention and treatment of moderate and severe ovarian hyperstimulation syndrome : a guideline/Prévention et prise en charge du syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO)

The Society for Reproductive Medicine publie ses recommandations sur la prévention et le traitement des syndromes d'hyperstimulation ovariennes

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Version 07 Déc 2016 - 1 Mo

RÉSUMÉ DES DONNÉES

  • IL existe les preuves (niveau II-2) que SOPK, taux élevés d’AMH, d’œstradiol, développement multifolliculaire et pélèvement ovocytaire important augmentent le risque de SHO. (Catégorie B)
  • Bien que les seuils nécessitent une validation, une AMH> 3,4ng/mL, un AFC>24, follicules ≥25, œstradiol>3 500 pg/mL ou ≥24 ovocytes sont associées à un risque accru de SHO. (Catégorie B)
  • Il existe des preuves pour conseiller les protocoles de stimulation utilisant des antagonistes de la GnRH dans le but de réduire le risque de SHO. (Grade A)
  • Les preuves sont insuffisantes pour démontrer que le clomiphène réduit indépendamment le risque de SHO.(Grade C)
  • Il existe des preuves que l’aspirine réduit l’incidence de SHO (Catégorie B), seule ou associée à des stéroides
  • Il existe des preuves que la metformine diminue le risque de SHO chez les patients atteints de SOPK.(Grade A)
  • Les preuves sont insuffisantes pour recommander le  »coasting » pour la prévention du SHO. (Grade C)
  • Les preuves sont insuffisantes pour recommander une dose plus faible d’hCG pour le  déclenchement en vue de réduire le risque de SHO (Grade C)
  • Il existe des preuves pour recommander l’utilisation d’un agoniste de la GnRH pour le déclenchement afin de réduire le risque de SHO. (Grade A)
  • Il existe des preuves que les taux de naissances vivantes sont plus faibles après le déclenchement par agonistes de GnRH, sauf en cas de dons d’ococytes (Grade A)
  • Il existe des preuves que les résultats sont améliorés lorsqu’une faible dose d’hCG est administrée comme soutien lutéal après déclenchement par agoniste de la GnRH (Catégorie B)
  • Il existe des preuves que l’administration d’un agoniste de la dopamine commençant au moment du déclenchement de l’hCG pendant plusieurs jours réduit l’incidence du SHO. (Grade A)
  • Les preuves sont insuffisantes pour affirmer que l’albumine réduit le risque de SHO.(Grade C)
  • Il existe des preuves que le calcium réduit le risque de SHO. (Catégorie B)
  • Il existe des preuves sur le fait que la cryoconservation prévient les SHO (Catégorie B)
  • Il existe des preuves suffisantes pour recommander la paracentèse ou la culdocentèse dans la prise en charge du SHO en milieu ambulatoire. (Catégorie B)
  • Les preuves sont insuffisantes pour justifier l’utilisation d’agents d’expansion en volume uniquement dans le traitement du SHO. (Grade C)

RECOMMANDATIONS

  • Les patientes atteintes du SOPK, celles présentant des valeurs élevées d’AMH et une AFC élevée peuvent bénéficier de protocoles de stimulation ovarienne réduisant le risque de SHO. (Catégorie B)
  • Les protocoles de stimulation ovarienne utilisant des antagonistes de la GnRH sont préférables en cas de risque élevé de SHO. (Grade A)
  • L’utilisation d’un agoniste de la GnRH pour déclencher avant le prélèvement d’ovocyte est recommandée afin de réduire le risque de SHO :  si les concentrations d’oestradiol sont élevées ou s’il y a un développement multifolliculaire. (Grade A) Le co-déclencheur d’hCG à faible dose, le soutien hormonal lutéal ou la cryoconservation des embryons sont des stratégies susceptibles d’améliorer les taux de grossesse dans ce contexte. (Catégorie B)
  • L’administration d’agonistes de la dopamine commençant au moment du déclenchement de l’hCG pendant plusieurs jours peut également être utilisée pour réduire l’incidence du SHO. (Grade A)
  • Des stratégies supplémentaires pour prévenir les SHO peuvent être utiles, notamment l’utilisation de la metformine chez les patients atteints de SOPK (Grade A), l’administration d’aspirine (Grade A) et la cryoconservation des embryons (Grade B).
  • Le traitement de base pour le SHSO comprend la réanimation liquidienne et l’anticoagulation prophylactique.La paracentèse ou la culdocentèse peuvent être recommandées pour la prise en charge du SHO en présence d’une grande quantité d’ascite. (Catégorie B)
Nom du fichier : 2016_prevention-hyperstimuation-ovarienne.pdf