III – Etape de récupération : CAT en cas de suspicion d’APP

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La suspicion d’APP est basée sur la constatation d’un score d’Apgar inférieur à 7 à 5 mn et/ou d’un pH sur l’artère ombilicale inférieur à 7.

Dans ces cas, il est essentiel de documenter le dossier, en collaboration étroite avec les pédiatres, sur 4 points précis.

1  – Tracer la prise en charge pédiatrique et l’évolution des indicateurs de l’état du nouveau-né :

Avec :

  • la présence du pédiatre à la naissance. Sinon il faut préciser le personnel qui a pris en charge l’enfant, les heures d’appel et d’arrivée du pédiatre,
  • le compte rendu détaillé de la prise en charge réalisée. Celle-ci doit se faire en accord avec les recommandations actuelles commentées sur les liens suivants :

http://www.sfar.org/article/889/qfp-reanimation-du-nouveau-ne-en-salle-de-naissance
Téléchargez Rea_NouveauNe_Med-et-Enfance (pdf)
Téléchargez Neonat-Reanimation fev06 (pdf)

  • l’évolution du score d’Apgar et des critères de surveillance de l’équilibre acido-basique.

2 – Commencer à rassembler les éléments qui serviront à la recherche étiologique

Avec :

  • l’analyse détaillée du partogramme et des évènements survenus pendant le travail (RCF, liquide amniotique, fièvre ou malaise maternels, saignement, épisode de tachysystolie et/ou d’hypertonie…),
  •  l’analyse des résultats des gazométries du cordon ombilical. Un différentiel important (> 0,05) entre le pH artériel et veineux étant en faveur d’un accident aigu, un différentiel plus faible étant plutôt en faveur d’une acidose plus ancienne,
  • l’examen du placenta qui comprend une analyse macroscopique systématique du “placenta frais” en salle de travail et un examen anatomopathologique complet. Il est important que celui-ci soit réalisé par un anatomo-pathologiste habitué à la fœtopathologie et que toutes les informations utiles lui soient transmises sur un support élaboré en commun. En pratique un placenta peut être conservé 3 jours à 4°C sans altération significative. Les équipes soignantes peuvent s’inspirer des fiches ci-jointes Gynerisq-Controle-examen-placenta en salle-de-travail et Gynerisq-controle-demande-examen-histo-placenta

3 – Rechercher une encéphalopathie néonatale

  • Il s’agit d’un élément pronostic essentiel puisqu’il est admis qu’une asphyxie per partum ne peut avoir de conséquences neurologiques significatives en l’absence d’ENN précoce.
  • Son diagnostic est clinique et basée sur des grilles d’évaluation validées. Il nécessite souvent plusieurs examens rapprochés.
  • Elle doit être recherchée dès les 1ères heures de vie et sera un des éléments permettant de porter une indication de thérapeutique neuroprotectrice par hypothermie contrôlée, selon les protocoles du réseau périnatal concerné.

Les équipes soignantes peuvent s’inspirer de la fiche ci-jointe Gynerisq-Controle-diagnostic-ENN

4 – Informer la patiente et sa famille

  • Il est essentiel que l’équipe obstétrico-pédiatrique tienne un discours homogène sur le diagnostic, les circonstances de survenue, les évolutions possibles et la prise en charge.

Là encore, les informations données peuvent être insérées parmi les autres éléments du dossier ou bien rassemblées à un endroit spécifique. Dans tous les cas, il est important de préciser le sujet sur lequel à porter l’information et les personnes présentes, pouvant témoigner de sa réalité.
La communication entre les différents intervenants, sage femme, obstétricien, pédiatre, radiologue est essentielle.