II – Etape de reconnaissance

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Diagnostic pendant le travail sur un utérus cicatriciel :

BARRIÈRES :
Surveillance continue du RCF dès le début du travail, y compris pendant la pose de la péridurale, et si possible jusqu’à l’installation sur la table opératoire en cas de césarienne décidée en cours de travail, afin que l’intervalle arrêt du RCF – naissance n’excède pas 15 mn.
En cas de nécessité d’analgésie ou de sédation sur une dystocie de démarrage, l’obstétricien doit évaluer la situation (sur place, sauf si sage-femme de grande expérience) avant de donner ou non son accord.
La sage-femme doit demander immédiatement à l’obstétricien de venir si :

  • Anomalies du RCF,
  • Métrorragies,
  • Remontée de la présentation en cours de travail,
  • Nécessité de réinjection “inhabituelle” dans la péridurale d’une patiente jusque-là correctement analgésiée.

Réagir rapidement : tolérance zéro

Diagnostic post-partum par la révision utérine :

La majorité des ruptures utérines est indolore.
La révision utérine n’est pas systématique après l’accouchement d’un utérus cicatriciel, mais doit être réalisée immédiatement si :

  • Anomalies du RCF en fin de travail,
  • Saignements ou douleurs inexpliquées pendant le travail, avant la phase d’expulsion,
  • Asphyxie pernatale inexpliquée,
  • Saignement anormal, tachycardie ou état de choc en post-partum.

Technique de révision utérine :

Les ruptures étant souvent latérales, la RU doit explorer toutes les faces de l’utérus. Le bord gauche est en particulier difficile d’accès pour les droitiers. Il faut parfois utiliser les 2 mains successivement.
Attention, la répétition des RU peut aboutir à une dilacération utérine.