I – Etape de prévention

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Les utérus cicatriciels sont reconnus comme facteur de ris­que de rupture utérine et comprennent les antécédents de :

  • Césarienne(s),
  • Myomectomie intramurale,
  • Résection endo-utérine,
  • Curetage perforant,
  • Salpingectomie réséquant la trompe intracornuale.

BARRIÈRES :
Ces antécédents doivent apparaître dans le dossier

Le risque de rupture doit être évoqué lors de leur réalisation, et le CRO remis aux patientes

Voie d’accouchement sur utérus cicatriciel :

L’accouchement par voie basse est accepté sur la majorité des utérus cicatriciels.
BARRIÈRES :
Il faut prévoir une césarienne en cas :

    • De cause reproductible de césarienne,
    • De complication hémorragique ou infectieuse de la chirurgie antérieure,
    • D’une grossesse de moins de 6 mois après la chirurgie,
    • De polymyomectomie.
BARRIÈRES :
Toute patiente ayant un utérus cicatriciel doit avoir un entretien avec un obstétricien pour recueillir un consentement éclairé,
Il faut essayer de récupérer le CRO antérieur,

L’information doit être tracée dans le dossier et datée,

Cette décision peut être réévaluée à l’entrée en travail en cas d’éléments nouveaux.

Conduite du travail sur utérus cicatriciel :

BARRIÈRES :
Si une patiente entre en travail avant une césarienne programmée pour utérus cicatriciel, ne pas tocolyser ni temporiser, mais réaliser la césarienne sans délai.
Pas de prostaglandines sur utérus cicatriciel, sauf en cas d’IMG où les doses seront diminuées de moitié. Pas de déclenchement au Syntocinon sans motif médical ou sur conditions locales défavorables.
En cas de déclenchement, qui doit avoir un motif médical, n’utiliser le Syntocinon qu’en cas de conditions locales favorables et réaliser sinon une césarienne.