GYNERISQ a 10 ans et il est surement utile de faire l’inventaire de ces années.

En 2006 l’aide à l’assurance a été accordée aux gynécologues obstétriciens libéraux et aux spécialistes à risque en contrepartie de leur engagement individuel dans une gestion des risques.
Alors que la HAS était pressentie comme l’organisme devant gérer l’ensemble du processus d’accréditation, nous avons gagné de haute lutte que celle-ci garde la tutelle, mais délègue la mise en place de la gestion des risques aux médecins concernés avec une marge de manœuvre suffisante pour traiter les problèmes de responsabilité en plus des activités obligatoires de déclarations d’EI.
Ainsi ont été créés les organismes agréés et pour les gynécologues obstétriciens GYNERISQ. Les gynécologues obstétriciens, plus que les autres spécialistes, sont restés très vigilants à ce que le CA de GYNERISQ, renouvelé en partie cette année, reste toujours l’émanation des médecins accrédités. Certains praticiens publics ont trouvé une motivation personnelle pour devenir Experts de GYNERISQ. Mais, force est de constater que la grande majorité des praticiens publics n’ont pas vu d’intérêt à s’engager dans l’accréditation alors que leur place y est prévue dans un collège spécifique.
C’est un souci constant de la HAS poussée par le ministère d’inclure le secteur public dans l’accréditation. Ils voudraient l’obtenir sans créer d’abord un intérêt de s’accréditer pour les praticiens hospitaliers, comparable à celui de « l’aide à la prime » des libéraux.
Dans notre spécialité tant qu’ils restent les seuls accrédités, les praticiens libéraux entendent maitriser seuls la stratégie GYNERISQ en réponse aux demandes réitérées du CNGOF d’y jouer un rôle croissant en plaçant des membres non accrédités dans le CA.
Cette stratégie de GYNERISQ conçue au profit des accrédités a débouché sur plusieurs réalisations:

  • Des documents opérationnels :
    • Les « GYNERISQ attitudes » publiées sur le site concentrent l’essentiel face aux risques les plus lourds.
    • Des recommandations du CNGOF portant sur des situations à risque que GYNERISQ cofinance.
    • Une bibliographie des meilleurs articles, dans le domaine de la gestion des risques, mis à la disposition des affiliés sur le site GYNERISQ.
    • Des Formations et des E-learning.
  • L’accréditation d’équipe qui est maintenant proposée comme une manière plus pragmatique et plus intéressante de faire les accréditations individuelles dans chaque établissement qui le souhaite. Cela permet à un expert de GYNERISQ, en un ou deux jours de formation sur place, indemnisés par OGDPC de superviser le bouclage les déclarations d’EI, des bilans annuels. Comme action obligatoire on place en première ligne la mise à jour des protocoles du bloc, à la lumière des dernières recommandations. Les sages-femmes et les autres spécialités du bloc peuvent y être invitées et peuvent ainsi valider leur propre DPC.
  • L’intégration des barrières de sécurité dans l’informatisation qui est un sujet d’actualité et d’avenir : Les derniers développements de MedyCS logiciel associatif, à point de départ syndical, permettent de réduire les risques de défaillances individuelles notamment dans la gestion des examens complémentaires obligatoires, dans l’interprétation du RCF et le risque de non-conformité du partogramme et des comptes rendus opératoires.
  • L’examen des expertises judiciaires les plus sévères par la commission de recours de GYNERISQ (CREG) est une autre activité : Ces expertises nous concernent si les praticiens les soumettent comme EI d’un type particulier. Nous pouvons alors formuler un avis objectif sur la conformité de l’attitude médicale du praticien et de ces expertises, aux recommandations validées pour la pratique clinique. C’est pour GYNERISQ un gisement de retours d’expérience de grande valeur et c’est pour les praticiens concernés un avis collégial très argumenté sur des références bibliographiques. Libre à eux de le communiquer à leur avocat pour contester éventuellement l’expertise judiciaire. D’une manière plus large, un partenariat avec les 2 assureurs SHAM et BRANCHET qui acceptent de nous fournir les expertises judiciaires, nous permet d’appréhender les risques sur une autre facette. Cela peut nous conduire à une évaluation médicale des expertises judiciaires qui n’est faite nulle part ailleurs. Le magistrat n’est formé qu’à l’évaluation du formalisme de l’expertise. Ces assureurs sont de plus à l’écoute de nos préoccupations de gestionnaires des risques. La discussion des intérêts individuels des médecins et la comparaison des contrats d’assurance relèvent par contre du SYNGOF.
  • Enfin, citons pour finir cette synthèse des activités de GYNERISQ, le screening des bases de données de la Sécu PMSI et GYNERISQ que nous allons commencer à partir du registre des prolapsus ouvert en 2010.

Voilà ce que vous pouvez retrouver dans le rapport d’activité de GYNERISQ et que vous devez valider par un vote, parce qu’il est demandé par la HAS.

Jean-Pierre LAPLACE
Président de GYNERISQ