I – Etape de prévention

  1. Le manque d’expérience en matière de chirurgie endoscopique semble être l’un des principaux facteurs d’échec de la technique.
  2. Les antécédents, la personnalité et la psychologie de la patiente peuvent être la cause d’échec de la technique (non respect des consignes de contraception, agitation pendant la procédure).
  3. L’information délivrée à la patiente en pré-opératoire doit être complète car sa coopération est essentielle à la réussite de la technique

BARRIERES :

La maitrise de cette technique nécessite une formation aguerrie en matière de chirurgie endoscopique, complétée d’une formation spécifique à la procédure par le laboratoire commercialisant le produit et par compagnonnage. La courbe d’apprentissage semble nécessiter beaucoup plus de 5 tentatives.

Garder des éléments de preuve de sa formation à la technique à produire en cas de mise en cause

 Pour limiter le risque d’échec de pose et de grossesse:

  1. Recueillir précisément les antécédents de la patiente, et notamment récupérer impérativement le compte rendu opératoire en cas de GEU (Technique/coté)
  2. Une échographie préopératoire est utile pour renseigner sur certaines difficultés prévisibles
  3. Programmer l’intervention en première partie de cycle (Test de grossesse au moindre doute sur les dernières règles)
  4. Réaliser au préalable un test de perméabilité cervicale en cas de possible sténose du col (notamment antécédent de conisation)
  5. Utilisation possible d’anti inflammatoire avant l’intervention, sauf contre-indication
  6. Utilisation de sérum physiologique à température ambiante pendant la procédure

 

Contrôle

  1. Respecter les délais de 4 mois de réflexion pour toute demande de stérilisation définitive, en informant des alternatives possibles.
  2. Prévenir la patiente du risque d’échec de la technique et discuter avec elle de l’attitude à adopter dans ce cas
  3. Ecrire dans le document d’information remis à la patiente la nécessité du contrôle à 3 mois de la bonne position des implants et du maintien d’une contraception jusque là.
  4. Informer du risque de douleurs chroniques qui peuvent conduire à une réintervention pour salpingectomie